Permis d’établissement pour Confédéré en 1982

A la suite d’une discussion avec des collègues au sujet d’ICE (Immigration and Customs Enforcement) soit la police fédérale américaine de l’immigration, rattachée au département de la Sécurité intérieure, chargée de traquer, arrêter et expulser les sans-papiers, il m’est revenu en tête que la Suisse avait aussi des contrôles de l’immigration entre Suisses ; certes moins musclés et incomparables à ICE ; dans les années 80.

Evidemment que mes interlocuteurs ne m’ont pas cru !

En faisant de l’ordre, j’ai retrouvé la preuve que je connais ce sentiment d’être un étranger en Suisse !

Le fait d’être bernois donc « étranger au Pays de Vaud » mais allié à une Vaudoise, impliquait un devoir d’annonce dans la commune de résidence. Comme dans les aéroports d’aujourd’hui, avec des guichets pour les Européens (Vaudois) et un guichet pour les Suisses (non Vaudois) et autres pays.

C’était en 1982 alors vous comprendrez pourquoi j’ai peut-être une certaine sensibilité envers l’accueil des êtres différents malgré la présence de mon nom de famille dans les archives bernoises depuis 1575.

 

News Affaires Dittli et bouclier fiscal article « Le Courrier » 21.1.26

Lien sur l’intervention en plénum

Extrait de l’article avec l’autorisation de l’auteur

Pour être complet, l’expression utilisée à la question 2 soit :

Comment est-il possible de répartir les départements à une novice dans un département aussi important, transversal et véritable serpent de mer que les finances du capitaine Jules Berne ?

Il faut bien comprendre mon allusion à l’ouvrage de Jules Verne, le Serpent de mer. C’est volontairement et avec humour au 3ème degré – certes- , que je faisais un clin d’oeil à un « Jules qui est à Berne » responsable un temps soit peu de ce bazar vaudois à mes yeux !

Lien sur le texte de référence

Lien sur les questions posées « Expertise financière 4.0, comment mettre la charrue avant les bœufs ! » en juin 2025

 

Affaires Dittli et bouclier fiscal : un an de procédures et surtout d’annonces dans les médias

Un an que les dysfonctionnements et révélations sur le bouclier fiscal défraient l’actualité vaudoise.

En début 26, le gouvernement, la délégation des commissions des finances et de gestion, le bureau du Grand Conseil ont décidé de publier les rapports. Dans la foulée, le Ministère public a annoncé l’ouverture d’une procédure pénale au sujet de ce paravent. Ces actions ne sont pas anodines et surtout la temporalité de ces communications m’interpelle.

La citation “La peur est un bouclier qui ne protège même pas les sages” résume peut-être la motivation du gouvernement à ne pas laisser le Grand Conseil mettre son nez dans ce dossier.

Le bureau du Grand Conseil chute de son pavois en préférant proposer la Cour des comptes pour analyser la situation dans un souci d’économie financière. Si certes la Cour est une autorité indépendante, elle est financée par le Canton. Elle n’émet que des recommandations.

Est-ce que le bureau a pu étudier les réponses données par le Conseil d’Etat suite aux questions posées en mai 2025 par le plénum en relation avec les frais engagés par les rapporteurs Studer, Paychère, coordinateur de crise en classe 18 de l’échelle des salaires et autres personnes consultées par le SAGEFI ?

Est-ce que le bureau juge que ses pairs n’ont pas les compétences spécifiques informatiques, financières ?

Pour tuer toutes velléités du parlement de soutenir une commission d’enquête, comme par enchantement et après des mois d’interrogations, le Ministère public ouvre une enquête pénale !

En espérant que les 4’000 bénéficiaires du bouclier, les 134 députés exclus des pièces justificatives et les 200’000 Vaudois n’ayant pas été mis au bénéfice d’une déduction fiscale liée à une interprétation absconse de l’indexation des coûts de la vie depuis 2008, ne seront pas convoqués par le ministère public dans un souci d’économie !

La lecture des rapports omet le point essentiel et crucial de l’affaire Dittli. Soit la prestation de serment des Conseillers d’Etat en 2022.

La prestation de serment est claire : « Vous promettez de nommer toujours celui que vous croirez le plus éclairé à l’emploi.»

Qui au gouvernement est responsable de l’organisation ?

Comment est-il possible de répartir les départements avec une novice dans un département aussi important que les finances ?

Bien des syndics vaudois de milice sont extrêmement sensibles à l’arrivée de nouveaux collègues inexpérimentés afin de trouver les mots permettant de démontrer que le dicastère est assez compliqué pour ne pas blesser son collègue compétent dans tous les domaines sauf dans ce serpent de mer que sont les finances publiques !

Est-ce de la faute du peuple vaudois, si le responsable de l’organisation du Conseil d’Etat a mal distribué les rôles de cette mauvaise pièce de théâtre ?

Il est PRIMORDIAL de nommer une commission d’enquête parlementaire afin de respecter le peuple vaudois et ses parlementaires.

Budget 2026 de l’Etat de Vaud vu de l’Unil

Une approche qui résume mes différentes interventions depuis des années  (avec quelques nuances) aux sujets :

  • des amortissements selon MCH2,
  • des taux d’intérêts sur aucun emprunt et
  • de la BNS sans une règlement cantonal qui précise la manière d’affecter ces montants.

C’est un véritable plaisir de prendre le temps d’écouter et de voir cet extrait de vidéo et de constater que le gouvernement ne sait plus comment se débattre dans la situation qu’il a engendré dès le budget 2025 avec sa politique d’imposition arrangée au coin d’une table entre le PLR et le PS.

Cela n’a pas duré en 2025.

CQFD

Source de l’exposé complet : https://www.youtube.com/watch?v=H96iMgTPYJs

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Amendement Décret art 74 sur la loi gains immobiliers 23% REFUSE

Amendement loi GI art 74 al 2 nouveau et autres

Passage de 5/12 à 23% avec correction du barème d’imposition

Il faut admettre que la proposition faite est intéressante. La subtilité d’amener un nouveau barème d’un article non ouvert, par son intégration dans un article ouvert, s’inscrit dans la magie des fameuses poupées russes.

Bravo, bien joué et je plains les informaticiens qui vont devoir régler la problématique de gestion des années qui ne coïncident pas avec la durée de la mesure inscrite dans l’article proposé. Cela ressemble, je crois, à un cas déjà soulevé.

Est-ce par contre une solution répondant à la problématique du report de charges du canton ; pratiquant la même politique des poupées russes ; puisant dans le porte-monnaie des communes sachant que ces dernières puisent dans le même portemonnaie que le canton, soit le citoyen propriétaire qui lui-même, puisera au bout de la chaîne dans le portemonnaie du citoyen locataire ?

Est-ce cela que nous voulons ?

Si nous prenons un peu de HAUTEUR, comment un Conseil d’Etat, composé d’anciens élus de proximité, peut oublier qu’il y a des lignes rouges à ne pas franchir à savoir : proposer d’augmenter la ponction de 39’000’000 CHF dans le portemonnaie des communes sans en provoquer leurs ires ?

D’autant plus que je ne sais pas comment interpréter l’article 8 de la NPIV. Qui dit :

1 Les communes qui perçoivent des impôts conjoncturels doivent en verser une partie à raison de

a. 50% des revenus liés aux droits de mutation, aux impôts sur les gains immobiliers et aux impôts sur les successions et donations;

Ces gains immobiliers font partie intégrale des accords canton – communes négociés depuis plus de 15 ans. Le Conseil d’Etat a vendu sa solution devant le Grand Conseil en jurant que le système était le bon mais toujours avec cette petite musique du frein à l’endettement.

Le canton et ses députés, ne peuvent pas déontologiquement balayer un état d’esprit qui se voulait à l’apaisement avec les communes en ouvrant une brèche alors que la nouvelle péréquation, introduite en 2025, a été portée par le Conseil d’Etat. Ce dernier n’a pas encore assez de recul pour analyser les effets réels de la mesure sur les gains aléatoires de 272 millions portés en diminution de la PCS dont font partie les gains immobiliers avec les impôts sur les successions et les droits de mutations.

Pour ma part, il m’est inconcevable de soutenir la proposition de la majorité de la CoFin. Cette proposition tendant à modifier le barème du taux des gains immobiliers est un risque énorme pour toutes les communes. La proportion d’augmenter une tranche de 10% et les autres entre 9 et 1% me perturbe. Je crains que l’effet sur la globalité ne soit pas à la hauteur des montants articulés.

En cas de gains aléatoires inférieurs dans l’avenir, ce sont toutes les communes qui subiront une plus grande ponction des montants de la facture sociale.

Se lancer dans une projection sur 5 ans avec la volatilité des gains immobiliers alors que l’enjeu est un énorme risque. C’est de l’astrologie !

Nous ne pouvons pas bâtir sur une base aussi instable que les gains immobiliers à la baisse depuis 2021.

Seuls les impôts sur les successions doivent être privilégiés. Ils sont certes aléatoires mais les communes ne comptent pas sur eux pour établir leurs budgets. C’est une poire pour la soif.

D’un point de vue philosophique, il semble évident que le thème successions est en lien étroit avec les prestations médicales offertes à notre population indépendamment des territoires communaux.

Le Conseil d’Etat pourrait se remémorer les propositions des communes lorsqu’il était à la table des négociations.

Je ne voterai aucune proposition n’allant pas dans le sens du retrait de ce décret de la loi sur les gains immobiliers car des pistes plus adaptées et sans reporter des charges sur notre population existent.

Au pire des cas, il me reste la possibilité de déposer l’amendement suivant :

Art. 1

1 En dérogation à l’article 74, alinéa 1er de la loi du 4 juillet 2000 sur les impôts directs cantonaux (LI), la part communale du produit de l’impôt sur les gains immobiliers pour les exercices comptables 2026 et 2027 est de 23 50%.

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Courriel reçu parmi d’autres au sujet du budget 2026 et ses coupes salariales

Position des interpellants

Monsieur,

Je me permets de vous contacter en tant qu’employé du service public.

J’ai pu voir que vous avez voté « oui » lors du premier débat parlementaire pour une entrée en matière concernant la contribution de crise.

Considérant cette contribution de crise comme particulièrement injuste envers les employé.e.s qui donnent le meilleur d’eux-mêmes chaque jour au travail et au vu du vote des autres membres de notre parti, j’aurais bien aimé comprendre les éléments qui vous ont amené à accepter cette entrée en matière et connaître votre position pour le 2e (et éventuel 3e) débat.

Dans l’attente de votre retour et vous souhaitant une bonne suite de session parlementaire, je vous envoie, Monsieur, mes respectueuses salutations.

Réponse :

Permettez-moi de vous remercier pour votre message.

Les propos que je tiens ont été tenus lors de la discussion de groupe avant le débat en plénum.

 De refuser l’entrée en matière est contraire à ma sensibilité de la démocratie.

 Après plus de 30 ans dans la politique de proximité, je ne comprends pas l’idée de refuser de dialoguer.

D’ailleurs la presse n’a pas manqué de relayer ce refus de dialoguer des partis de gauche. La population n’apprécie pas forcément cet état de fait.

 Le plénum possède une majorité de droite. Refuser d’entrer en matière est absurde. Les positions des PLR, UDC et V’L sont connues. Ce combat politique pour 24 millions est un choix sciemment orchestré par le gouvernement.

Si le dialogue est inexistant entre les syndicats et le gouvernement, il ne reste plus que le plénum pour tenter de modifier un tant soit peu la solution proposée.

 La gauche n’a pas présenté d’amendement à l’article 1. Proposer de prélever 0.2% ou autre valeur à la place de 0.7% n’entre pas en ligne de compte alors que le gouvernement a fait un geste en baissant de 0.8 à 0,7%.

L’amendement de la gauche à l’article 2 n’avait pas de chance de passer. Prendre 21% sur 3 ans est combattu par le Conseil d’Etat.

Regardez mon vote et vous voyez que je soutiens cette proposition.

Sans entrer en matière les amendements de notre collègue Raedler n’aurait été présentés sur la défiscalisation de la contribution et de la participation des anciens conseillers d’Etat à la ponction.

En 2003, 2004 j’ai connu ces ponctions de solidarité à l’époque. Elles étaient fiscalisées alors je considère que dans le débat actuel c’est une petite avancée.

Un amendement, à l’article 3, adoucit le projet gouvernemental. Il propose de relever les classes soumises à la ponction des 0.7%.

C’est à nouveau un espoir de faire bouger le décret.

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Pour avoir une chance de faire passer cet amendement, il fallait bien en parler ! Donc entrer en matière ! 68 oui contre 64 non.

 Au vote nominal, le résultat est :

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Et refusé par 71 voix contre 70.

 Vous auriez préféré que 15 députés de la CoFin décident pour les 135 autres sans débattre de cette proposition.

 Au vote final de l’article 3, l’amendement ayant été refusé il ne reste que la proposition du conseil d’Etat. Alors que faire, voter non à la solution de l’Etat de ne pas prélever la contribution de crise jusqu’à la classe 5 ou refuser l’article comme la gauche le manifeste et donc ENLEVER la diminution des classes 5 !!! Cherchez l’erreur.

 Il faudrait demander à mes collègues pourquoi ils ont refusé l’article 3 non amendé sans que cela vous offusque.

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