,

Droit à des réponses correctes et sans coquille ou autres erreurs de plume en toute transparence de l’indexation IPC

Dès 2024, la question de l’indexation des prix à la consommation IPC a été reprise à plusieurs reprises. En faisant le point de la situation, il n’y a toujours pas toutes les réponses aux diverses questions.

Certains diront que j’insiste inutilement mais tout de même ; laisser un document officiel erroné est une méthode de travail surprenante.

Pour mémoire voici les propos :

« Lors de la séance du 16 septembre 2025 au point 29 de l’ordre du jour, au sujet des déductions fiscales des familles monoparentales, des couples et des enfants, la Présidente du Conseil d’Etat déclare ; je cite

s’agissant de la page 5, qui concerne l’IPC, il y a effectivement eu des erreurs s’agissant les éléments de référence. En revanche tous les calculs sont justes et je peux vous l’assurer parce qu’en plus c’était contrôlé par CCF. Il y a uniquement ces erreurs de frappe mais les chiffres sont justes et vous pouvez vous y fier.

C’est ainsi que j’ai eu l’honneur de demander au Conseil d’Etat :

  • Quelles sont les raisons justifiant la non publication sur le site internet et aux députés, de la version corrigée de ses réponses 24_REP_269 du 5 mars 2025 à la suite de l’interpellation 24_INT_157 en fonction du débat du 16 septembre 2025 annonçant des erreurs de référence ? »

En remerciant ce dernier de mettre toute sa fougue et son envie de transparence afin de rectifier ce document.

,

Dépenses 23_LEG_99 ni au plan d’investissement et encore moins au budget 2026 sans réponse, surprenant !

Le 3 février 2026, il a été demandé au Conseil d’Etat lors du débat en plénum de l’EMPD 23_LEG_99, les raisons de l’absence de la rubrique au budget d’investissement de l’EOTP I.001013.01.

L’EMPD indique que ce montant n’est ni au budget 2025, encore moins en 2026 et ni ne figure au plan d’investissement 2026-2029.

Aucune réponse n’a pu être donnée par le Conseil d’Etat en plénum.

Il me semblait que le Grand Conseil vote, en décembre, un budget d’investissement sous forme d’un montant global sans s’arrêter sur chaque rubrique constituant le montant total.

C’est ainsi que j’ai l’honneur de demander au Conseil d’Etat si :

  1. Ce montant accordé est inscrit au détriment d’un autre projet pour rester dans l’enveloppe budgétaire accordée par le plénum en décembre 2025 soit 622’184’000 CHF ?
  2. Est-ce que ce montant, répertorié sous la rubrique I.001013.01, apparaîtra lors de la publication des comptes 2025 au mois de juin 2026 ?
  3. Si tel n’est pas le cas, à quel moment les TCA seront modifiées et publiées dans le cadre de l’enveloppe allouée ?
  4. Est-il possible d’avoir l’état actuel de la situation des paragraphes expliquant : « la diminution des « Autres charges d’exploitation » se trouve au chapitre 4.10.4 (Conclusion). Les revenus extraordinaires de préfinancement sont prélevés sur le préfinancement de CHF 38’000’000.- réalisé au bouclement des comptes 2022 pour financer la mise en conformité des arrêts de bus (budget de fonctionnement) ? 
  5. Est-il possible d’avoir le détail des écritures de la rubrique « Autres charges d’exploitation 046/3632 » indiquée à la page 21 de l’EMPD 23_LEG_99, voté le 3.2.2026 du budget de fonctionnement ?

En le remerciant le Conseil d’Etat de m’accorder un peu de son temps et d’améliorer ainsi l’efficience de nos prochains débats, sans altérer l’efficacité du but recherché ; qui est de rechercher la meilleure solution possible ; afin de sortir d’un processus dépassé de gestion financière des préfinancements.

,

Amendement Décret art 74 sur la loi gains immobiliers 23% REFUSE

Amendement loi GI art 74 al 2 nouveau et autres

Passage de 5/12 à 23% avec correction du barème d’imposition

Il faut admettre que la proposition faite est intéressante. La subtilité d’amener un nouveau barème d’un article non ouvert, par son intégration dans un article ouvert, s’inscrit dans la magie des fameuses poupées russes.

Bravo, bien joué et je plains les informaticiens qui vont devoir régler la problématique de gestion des années qui ne coïncident pas avec la durée de la mesure inscrite dans l’article proposé. Cela ressemble, je crois, à un cas déjà soulevé.

Est-ce par contre une solution répondant à la problématique du report de charges du canton ; pratiquant la même politique des poupées russes ; puisant dans le porte-monnaie des communes sachant que ces dernières puisent dans le même portemonnaie que le canton, soit le citoyen propriétaire qui lui-même, puisera au bout de la chaîne dans le portemonnaie du citoyen locataire ?

Est-ce cela que nous voulons ?

Si nous prenons un peu de HAUTEUR, comment un Conseil d’Etat, composé d’anciens élus de proximité, peut oublier qu’il y a des lignes rouges à ne pas franchir à savoir : proposer d’augmenter la ponction de 39’000’000 CHF dans le portemonnaie des communes sans en provoquer leurs ires ?

D’autant plus que je ne sais pas comment interpréter l’article 8 de la NPIV. Qui dit :

1 Les communes qui perçoivent des impôts conjoncturels doivent en verser une partie à raison de

a. 50% des revenus liés aux droits de mutation, aux impôts sur les gains immobiliers et aux impôts sur les successions et donations;

Ces gains immobiliers font partie intégrale des accords canton – communes négociés depuis plus de 15 ans. Le Conseil d’Etat a vendu sa solution devant le Grand Conseil en jurant que le système était le bon mais toujours avec cette petite musique du frein à l’endettement.

Le canton et ses députés, ne peuvent pas déontologiquement balayer un état d’esprit qui se voulait à l’apaisement avec les communes en ouvrant une brèche alors que la nouvelle péréquation, introduite en 2025, a été portée par le Conseil d’Etat. Ce dernier n’a pas encore assez de recul pour analyser les effets réels de la mesure sur les gains aléatoires de 272 millions portés en diminution de la PCS dont font partie les gains immobiliers avec les impôts sur les successions et les droits de mutations.

Pour ma part, il m’est inconcevable de soutenir la proposition de la majorité de la CoFin. Cette proposition tendant à modifier le barème du taux des gains immobiliers est un risque énorme pour toutes les communes. La proportion d’augmenter une tranche de 10% et les autres entre 9 et 1% me perturbe. Je crains que l’effet sur la globalité ne soit pas à la hauteur des montants articulés.

En cas de gains aléatoires inférieurs dans l’avenir, ce sont toutes les communes qui subiront une plus grande ponction des montants de la facture sociale.

Se lancer dans une projection sur 5 ans avec la volatilité des gains immobiliers alors que l’enjeu est un énorme risque. C’est de l’astrologie !

Nous ne pouvons pas bâtir sur une base aussi instable que les gains immobiliers à la baisse depuis 2021.

Seuls les impôts sur les successions doivent être privilégiés. Ils sont certes aléatoires mais les communes ne comptent pas sur eux pour établir leurs budgets. C’est une poire pour la soif.

D’un point de vue philosophique, il semble évident que le thème successions est en lien étroit avec les prestations médicales offertes à notre population indépendamment des territoires communaux.

Le Conseil d’Etat pourrait se remémorer les propositions des communes lorsqu’il était à la table des négociations.

Je ne voterai aucune proposition n’allant pas dans le sens du retrait de ce décret de la loi sur les gains immobiliers car des pistes plus adaptées et sans reporter des charges sur notre population existent.

Au pire des cas, il me reste la possibilité de déposer l’amendement suivant :

Art. 1

1 En dérogation à l’article 74, alinéa 1er de la loi du 4 juillet 2000 sur les impôts directs cantonaux (LI), la part communale du produit de l’impôt sur les gains immobiliers pour les exercices comptables 2026 et 2027 est de 23 50%.

,

Courriel reçu parmi d’autres au sujet du budget 2026 et ses coupes salariales

Position des interpellants

Monsieur,

Je me permets de vous contacter en tant qu’employé du service public.

J’ai pu voir que vous avez voté « oui » lors du premier débat parlementaire pour une entrée en matière concernant la contribution de crise.

Considérant cette contribution de crise comme particulièrement injuste envers les employé.e.s qui donnent le meilleur d’eux-mêmes chaque jour au travail et au vu du vote des autres membres de notre parti, j’aurais bien aimé comprendre les éléments qui vous ont amené à accepter cette entrée en matière et connaître votre position pour le 2e (et éventuel 3e) débat.

Dans l’attente de votre retour et vous souhaitant une bonne suite de session parlementaire, je vous envoie, Monsieur, mes respectueuses salutations.

Réponse :

Permettez-moi de vous remercier pour votre message.

Les propos que je tiens ont été tenus lors de la discussion de groupe avant le débat en plénum.

 De refuser l’entrée en matière est contraire à ma sensibilité de la démocratie.

 Après plus de 30 ans dans la politique de proximité, je ne comprends pas l’idée de refuser de dialoguer.

D’ailleurs la presse n’a pas manqué de relayer ce refus de dialoguer des partis de gauche. La population n’apprécie pas forcément cet état de fait.

 Le plénum possède une majorité de droite. Refuser d’entrer en matière est absurde. Les positions des PLR, UDC et V’L sont connues. Ce combat politique pour 24 millions est un choix sciemment orchestré par le gouvernement.

Si le dialogue est inexistant entre les syndicats et le gouvernement, il ne reste plus que le plénum pour tenter de modifier un tant soit peu la solution proposée.

 La gauche n’a pas présenté d’amendement à l’article 1. Proposer de prélever 0.2% ou autre valeur à la place de 0.7% n’entre pas en ligne de compte alors que le gouvernement a fait un geste en baissant de 0.8 à 0,7%.

L’amendement de la gauche à l’article 2 n’avait pas de chance de passer. Prendre 21% sur 3 ans est combattu par le Conseil d’Etat.

Regardez mon vote et vous voyez que je soutiens cette proposition.

Sans entrer en matière les amendements de notre collègue Raedler n’aurait été présentés sur la défiscalisation de la contribution et de la participation des anciens conseillers d’Etat à la ponction.

En 2003, 2004 j’ai connu ces ponctions de solidarité à l’époque. Elles étaient fiscalisées alors je considère que dans le débat actuel c’est une petite avancée.

Un amendement, à l’article 3, adoucit le projet gouvernemental. Il propose de relever les classes soumises à la ponction des 0.7%.

C’est à nouveau un espoir de faire bouger le décret.

<![if !vml]><![endif]>

 

Pour avoir une chance de faire passer cet amendement, il fallait bien en parler ! Donc entrer en matière ! 68 oui contre 64 non.

 Au vote nominal, le résultat est :

<![if !vml]><![endif]>

Et refusé par 71 voix contre 70.

 Vous auriez préféré que 15 députés de la CoFin décident pour les 135 autres sans débattre de cette proposition.

 Au vote final de l’article 3, l’amendement ayant été refusé il ne reste que la proposition du conseil d’Etat. Alors que faire, voter non à la solution de l’Etat de ne pas prélever la contribution de crise jusqu’à la classe 5 ou refuser l’article comme la gauche le manifeste et donc ENLEVER la diminution des classes 5 !!! Cherchez l’erreur.

 Il faudrait demander à mes collègues pourquoi ils ont refusé l’article 3 non amendé sans que cela vous offusque.

<![if !vml]>