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Intervention sur les comptes 2025 de l’État de Vaud – Incohérences comptables et dissolution des préfinancements

Objet : Intervention sur les comptes 2025 de l’État de Vaud – Incohérences comptables et dissolution des préfinancements Version pdf

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés,

Je prends la parole afin d’exprimer mon courroux, face à la présentation des comptes 2025 de notre État. Si le résultat final peut sembler, à première vue, rassurant grâce à certains revenus extraordinaires, l’analyse détaillée des mécanismes comptables utilisés révèle des zones d’ombre arrangées et des divergences majeures avec la vision de transparence que nous sommes en droit d’exiger.

Mon refus de ces comptes repose sur deux piliers fondamentaux : la disparition inexplicable des capitaux propres BNS dans le calcul de l’équilibre et la suppression « par enchantement » de préfinancements dont le suivi et l’affectation restent flous.

  1. L’opacité des préfinancements et le cas Ukraine
  • Le constat : Un préfinancement de 153 millions de CHF pour la crise ukrainienne reste figé depuis 2022, tandis que des crédits supplémentaires sont votés en 2025. Parallèlement, le total des préfinancements dissous ne correspond pas aux attentes : le montant alloué aux budgets futurs augmente inexplicablement de 1,19 à 1,25 milliard de CHF.
  • L’anomalie : Ce montant de 153 millions n’a pas été utilisé pour absorber les dépenses réelles ni pour équilibrer les comptes déficitaires de 2024-2025, comme la logique comptable l’aurait suggéré.
  • Le risque : Cette divergence suggère une manipulation des réserves pour lisser artificiellement le résultat et masquer la véritable capacité d’autofinancement de l’État.
  1. La violation des normes MCH2 et les EMPD « fantômes »
  • Le constat : La dissolution des préfinancements liés aux EMPD, tels que la piscine de Malley ou la transition numérique, ignore les règles d’amortissement linéaire du MCH2. Les montants restent statiques ou sont dissous sans que les amortissements réels (ex : 3,8 millions pour le numérique) ne viennent diminuer le préfinancement de manière tracée.
  • L’anomalie : L’absence de contrepartie visible dans les comptes de résultats (comptes 33 et 45) signifie que la charge d’investissement n’est pas correctement compensée. On efface la dette d’investissement sans montrer comment elle a été servie.
  • Le risque : Cela fausse la lecture de l’effort d’investissement réel et constitue une régression technique par rapport aux standards de transparence du MCH2.
  1. L’absence de garantie et l’opportunisme politique
  • Le constat : L’abandon de la logique des fonds affectés à la place de préfinancement Climat de 200 millions, au profit de réserves générales ou de dissolutions opaques.
  • L’anomalie : Cette méthode permet de rendre les capitaux « invisibles » ou disponibles pour des ajustements de dernière minute, brisant le lien de confiance entre l’affectation annoncée et la réalité budgétaire.
  • Le risque double :
    • Comptable : Masquage des engagements futurs et fragilisation de la planification à long terme.
    • Politique : Instrumentalisation des comptes pour créer un narratif de « nécessité » (justifiant le frein à l’endettement) ou de « danger » (autour de l’initiative fiscale), sacrifiant la sincérité financière sur l’autel de la stratégie à court terme.

Conclusion

Une comptabilité publique digne de ce nom doit être un livre ouvert, pas une boîte noire où les capitaux et les préfinancements disparaissent en une fois et réapparaissent au gré des besoins de présentation.

Accepter ces comptes, c’est accepter que l’on déforme la vérité par omission sur la santé réelle de nos finances pour mieux justifier des choix idéologiques.

Je ne peux me faire le complice de cette mise en scène. La réalité économique de l’État de Vaud ne se résume pas à un déficit artificiel pour les besoins de la cause. C’est pourquoi, en toute responsabilité et pour défendre la vérité des comptes, je voterai NON à l’approbation des comptes 2025.

Je vous remercie.

22.6.26

Les questions posées :

Après discussions avec notre collègue, je lui ai fait la demande de me confirmer mon analyse sur l’EMPD des JOJ Malley patinoire. Cet investissement est pris en compte depuis 2020 et les montants sont engagés.

Seul un fonds affecté aux différentes rubriques des préfinancements, déjà consommé partiellement, peut permettre de respecter les décisions du Grand Conseil me semble-t-il ?

Tu peux faire la même démarche sur le stade de la Tuillière.

Voici les autres questions liées à la brochure des comptes 2025.

Au 31.12.2024, il y a 23 lignes de préfinancements inscrites et actives dans le sens qu’un prélèvement est effectué.

Il y a aussi 6 rubriques inscrites et non utilisées.

Au 31.12.2024, la somme totale des préfinancements est de 1’191’916’480 CHF suite aux prélèvements de 57’127’449 CHF.

Ukraine

Le préfinancement Crise migratoire Ukraine se montait à 153’000’000 CHF au 31.12.2022. Au 31.12.2024, ce montant est identique à celui de 2022. Au 1.1.2025 le montant est toujours le même malgré les comptes déficitaires de 2024.

Au 31.12.2025, ce montant est utilisé dans différentes rubriques avec des sommes importantes accordées par la COFIN comme à la page 156 pour 91’567’000 CHF. (p. 158 9’775’900 CHF COFIN et 780’000 par le Conseil d’Etat)

Il est indiqué que : 3704 Subvention accordée à l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM) en faveur de l’intégration des personnes ukrainiennes à protéger titulaires de permis S. Crédit supplémentaire entièrement compensé de CHF 9’755’900 accordé par la Commission des finances le 26.06.2025 pour couvrir le surcoût des mesures d’intégration à destination des titulaires de permis S originaires d’Ukraine.

Crédit supplémentaire entièrement compensé de CHF 732’600 accordé par le Conseil d’Etat le 11.06.2025 pour couvrir le surcoût des mesures d’intégration à destination des titulaires de permis F et B.

Crédit supplémentaire entièrement compensé de CHF 2’280’000 accordé par la Commission des finances le 30.10.2025 pour couvrir le surcoût des mesures d’intégration à destination des titulaires de permis F et B.

Les montants des crédits supplémentaires destinés à l’intégration des titulaires de permis S et F ont été surestimés par rapport aux dépenses réelles.

Quelle est la signification de ce texte ?

Pourquoi le préfinancement de 153’000’000 CHF n’est pas dissout dans les comptes déficitaires 2025, sous rubrique 43 par exemple, les rendant équilibrés ?

 Différence entre le montants budgets futurs page 309

L’attribution aux budgets futurs est de 1’250’229’980 CHF à la place de 1’191’916’480 CHF.

Pourquoi le montant global des préfinancements dissouts n’est pas diminué de 153’000’000 CHF et le résultat des comptes de 2025 n’est pas de ??

Comment explique-t-on cette différence ?

Transition numérique

Parle-t-on bien de l’EMPD de 10’566’000 CHF de Métamorphose 2023 et Perspectives 2025 I.000625.01 ? Si oui, comment expliquons-nous que le montant ne se modifie pas avec les années ? Ce projet informatique est en route. Il devrait y avoir des prélèvements ! p.263

Au 31.12.2024 le montant dépensé est de 3’883’252 CHF. Au 31.12.2025, ce montant passe à 4’853’043 CHF.

L’EMPD parle depuis 2021 d’un amortissement de 2’313’200 CHF et de 232’500 CHF d’intérêts.

Comment expliquez-vous que la différence ne soit pas prise en compte au 31.12.2025 dans l’opération de suppression des préfinancements (diminution du montant de 1’191’916’480 CHF identique pour tous les autres montants liés à un EMPD)

Piscine de Malley

(EMPD accordant au Conseil d’Etat un crédit d’investissement de fr. 9’000’000.- pour financer, au moyen d’aide à fonds perdu, la subvention pour la construction de la piscine de Malley avril 2020

L’EMPD indique clairement le mode financement à la page 6.

3.2 Amortissement annuel

L’amortissement annuel est calculé sur le montant total de l’aide à fonds perdu de fr. 9’000’000 sur une période de 25 ans, ce qui représente une charge annuelle de fr. 360’000.-.

3.3 Charges d’intérêt

La charge théorique d’intérêt est calculée sur le montant de l’aide à fonds perdu à un taux de 4% multiplié par l’indice 0,55, ce qui correspond à une charge annuelle de fr. 198’000.- (fr. 9’000’000 x 4% x 0,55).

3.5 Autres conséquences sur le budget de fonctionnement

L’amortissement annuel est prélevé sur le préfinancement de fr. 9’000’000 au bouclement des comptes 2019 de l’Etat. La charge d’intérêt sera compensée par le DEIS lors de l’élaboration du budget 2021.

Que se passe-t-il si le préfinancement est dissout comme indiqué dans les comptes 2025 ?

Seul un fonds peut définir le mode de financement.

Règle MCH

La dissolution n’est pas injectée directement dans le bilan, mais transite par le compte de résultats : [1]

  • Écriture : Prélèvement sur la réserve de préfinancement via le compte 4593 (Prélèvements sur préfinancements et amortissements supplémentaires), en contrepartie du compte de bilan 293 (Préfinancements).
  • Objectif : Ce prélèvement annuel vient atténuer la charge de l’amortissement ordinaire de l’ouvrage (compte 33) dans le compte de résultats, lissant ainsi l’impact financier de l’investissement sur le budget courant de la commune. [1]

Résumé de la logique MCH2

Contrairement à l’ancien modèle (MCH1) où les préfinancements servaient souvent à « éponger » d’un coup de fortes charges de début de vie (amortissements dégressifs), le système MCH2 repose sur des amortissements linéaires. [1]

Le tableau ci-dessous synthétise la vie du préfinancement :

Étape de l’ouvrage [1] Action comptable Impact budgétaire
Avant la réalisation Alimentation de la réserve (Charge extraordinaire, compte 3893) Augmente les charges (si autofinancement suffisant).
Pendant les travaux Maintien au bilan dans les capitaux propres (compte 293) Neutre pour le compte de résultats.
Dès la réalisation / mise en service Dissolution linéaire obligatoire (Revenu extraordinaire, compte 4593) Compense la charge de l’amortissement ordinaire.

A la lecture de la page 1 des comptes, les rubriques 33 et 43 ou 45 ne me semblent pas être impactées par cette dissolution des fonds de réserve et aucune indication pour les budgets futurs n’est indiquée.

Est-ce que mon interprétation est fausse ?

Est-ce que le fait de dissoudre des préfinancements sans affectation indiquée clairement est correct d’un point de vue comptable ?

Je m’arrête là mais la question subsidiaire concernera le préfinancement Climat 2024 de 200’000’000 CHF. Quelle garantie le Conseil d’Etat peut donner sur le montant indiqué et l’affectation ?

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Déclaration d’entrée en matière – Discussion département par département (Comptes 2025)

Déclaration d’entrée en matière – Discussion département par département (Comptes 2025)  Version pdf

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés,

Je prends la parole dans ce débat d’entrée en matière pour faire une déclaration de méthode. Afin de ne pas alourdir inutilement nos travaux d’analyse des comptes selon la Procédure d’examen des comptes du Secrétariat général.

Dès le 4 juin 2026, j’ai transmis, par le biais de membres de la Commission des finances ; que je remercie ; une série de questions techniques précises concernant les incohérences des comptes 2025, notamment sur les préfinancements et les capitaux propres. À la lecture des rapports, certaines de mes interrogations restent sans réponse officielle. Je suis prêt à admettre qu’il m’ait échappé un processus spécifique ou une subtilité administrative qui justifierait ces silences.

Cependant, force est de constater que la complexité technique de ces dossiers – la mécanique des amortissements MCH2, la traçabilité des préfinancements affectés, la comptabilisation des capitaux propres BNS – rend leur vulgarisation extrêmement difficile dans le format contraint d’une discussion département par département. Tenter d’expliquer ces nuances au plénum, sans risque de perdre l’attention de l’assemblée sur des détails comptables arides, serait contre-productif pour la clarté du débat.

C’est pourquoi je renoncerai à poser ces questions techniques oralement. Je ne souhaite pas transformer cette séance en un cours de comptabilité qui pourrait diluer le message politique essentiel que je porte.

Je réserve donc l’intégralité de mon argumentation pour la discussion finale. C’est à ce moment crucial que je reviendrai sur les points fondamentaux qui motivent mon refus des comptes 2025 soit :

  1. La méthode, cavalière, consistant à faire disparaître des radars les capitaux propres de la BNS et les préfinancements dans la brochure des comptes, les rendant invisibles alors qu’ils sont au cœur de l’équilibre financier et des objets parlementaires déposés depuis 2019.
  2. La non-utilisation des lignes budgétaires ouvertes et reportées sur des budgets futurs lors du bouclement des comptes sans parler du plan comptable MCH2 que le Conseil d’État ne veut pas introduire mais l’impose aux communes.
  3. L’irrespect des décisions du Grand Conseil ayant admin des règles d’amortissements sur la base de préfinancements spécifiques présentées dans les EMPD.

Je vous remercie de votre compréhension et je garde mes arguments pour le débat au vote final et en acceptant évidemment l’entrée en matière.

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Nucléaire vision du conseil national, notre avenir vraiment !

Courrier des lecteurs La Côte du 19.6.2026

La décision du Conseil national de relancer le nucléaire en Suisse manque cruellement de vision, car aucun progrès technique majeur ni solution viable pour les déchets radioactifs n’a émergé depuis la dernière votation de 2017. Les financiers boudent toujours la fusion nucléaire et la Suisse reste dépendante de l’étranger pour l’approvisionnement en uranium ou thorium, compromettant sa souveraineté énergétique. Pire, cette stratégie expose le pays à de futurs conflits géopolitiques pour l’accès aux matières premières, qualifiables de « guerres à l’uranium ».

Il est hypocrite de promouvoir le nucléaire sans exiger que ses partisans accueillent les déchets sur leurs propres terrains pour des millions d’années. Un sondage sur lohri-vd.ch pourrait révéler le véritable engouement des propriétaires privés pour transformer leurs biens en dépôts ultimes. Pendant ce temps, les riverains des centrales, dans un rayon de 150 km, devront se contenter de capsules d’iode financées par leurs propres factures d’électricité agrémentées de taxes fédérales, cantonales et communales, triste consolation face au danger.

Un algorithme d’intelligence artificielle, épuré des intérêts mercantiles et de la réalité physique de la désintégration radioactive, devrait régir ce débat. Rappeler que l’uranium 238 met 4,47 milliards d’années à se désintégrer en passant par le thorium, le radium et le plomb, souligne l’irresponsabilité de léguer une pollution artificielle durable aux générations futures. Si l’homme a besoin d’une dose naturelle de radioactivité, l’excès provoqué par l’industrie nucléaire est un poison à retardement. Les sceptiques devraient méditer les enseignements de Tchernobyl et les archives du KGB, tels que relatés par Galia Ackerman, avant d’accepter ce cadeau empoisonné pour l’avenir.

 

Courrier des lecteurs 24 Heures du 19.6.2026

La décision du conseil national de relancer le nucléaire en Suisse ne surprend pas mais est-elle visionnaire ?

S’il est normal de dire qu’il n’y a que les sots qui ne changent pas d’avis, cette décision est tout de même choquante. Pourquoi ?

Aucun nouvel élément factuel de technique nucléaire, depuis le siècle passé et la dernière votation fédérale, argumente cette volte-face lors du débat sur le retour à la construction ou prolongation du nucléaire que nos élus n’ont pas voulu retenir ou ne veulent pas entendre.

Depuis 2017, est-ce que le problème de la gestion des déchets radioactifs a avancé d’un chouïa ?

Depuis 2017, est-ce que les financiers ont accordé des fonds supplémentaires à la recherche sur la fusion nucléaire ?

Depuis 2017, est-ce que la Suisse est souveraine en matière première afin d’enrichir l’uranium, thorium ou tous autres combustibles alimentant les réacteurs nucléaires ?

Que nenni. STOP.

Le prochain clone de Trump se lancera dans une guerre à l’uranium !

Il est nécessaire d’inventorier les sites privés des personnes, soutenant le nucléaire, désireuses de récolter et d’enfouir des déchets nucléaires pour des millions d’années dans leur bien ou territoire. Permettez-moi de vous proposer de lancer un sondage sur l’acceptation de stocker des déchets radioactifs dévaluant leurs biens afin d’évaluer le potentiel d’accueil de nos déchets radioactifs.

Avertissements : si vous habitez à moins de 150 km d’une centrale ou d’un dépôt de déchets (Style Bugey), vous aurez droit à une petite panoplie de capsules d’iode, gratuit car payé au moyen de votre facture d’électricité par les taxes fédérales, cantonales et communales, on ne sait jamais !

L’algorithme est déjà défini au moyen de l’intelligence artificielle. L’accès au sondage est bloqué au roi de Suisse et autres avatars mercantiles afin de limiter les profits dans le but consistent à augmenter leur fortune. Ce même algorithme est configuré à l’aide d’un filtre excluant aussi la notion physique de la désintégration de la matière radioactive sur 7 périodes pour retrouver un état naturel.

Dans notre cas, il est nécessaire de signaler que certes l’être humain a besoin d’une dose de radioactivité naturelle, toute augmentation de cette dose provoquée artificiellement par de l’uranium 238. Sa désintégration s’effectuera au fil des 4,47 milliards d’années, entamant une longue chaîne de transformations en thorium 234, faisant intervenir le radium et le plomb. Notre pollution artificielle, due à la radiation nucléaire en dessus des valeurs nécessaires à la vie de l’humain, est un cadeau promettant un bel avenir pour nos descendants. Pour les sceptiques, allez acheter le livre de Galia Ackerman au sujet de Tchernobyl et les archives du KGB !

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Adaptation des critères d’attribution des places P+R CFF pour les périurbains

La presse (24Heures 10.6.26) a fait écho d’un constat de la problématique Dans les agglomérations, la voiture reste plus pratique que les transports en commun.

Une carte de la Confédération montre la persistance d’un fort écart entre villes et campagnes dans l’accès aux transports publics.

Contexte et Problématique

Malgré la stratégie cantonale de mobilité combinée visant à optimiser les places P+Rail, l’algorithme actuel des CFF défavorise injustement les habitants des communes périurbaines. Bien que la priorité soit théoriquement donnée aux personnes mal desservies, le système pénalise les résidents situés entre 5 et 10 km d’une gare, les excluant au profit de personnes vivant plus loin ou disposant d’alternatives de transport.

Fonctionnement de l’algorithme et incohérences

L’attribution des abonnements contingentés repose sur deux critères principaux : la qualité de la desserte dans un rayon de 300 m et la distance domicile-gare (1-5 km). Cependant, un « périmètre d’exclusion » de 10 km empêche toute demande au-delà de cette distance, sauf si un autre P+R est accessible.

Cette logique crée des absurdités :

Les périurbains (ex : Bassins, 9 km de Gland) sont rejetés car le système estime qu’ils peuvent utiliser le train NStCM ou un P+R plus proche (ex : Begnins), alors que ces alternatives sont peu pratiques ou inexistantes pour leur trajet réel.

Les habitants de villages éloignés (ex : Gimel, >10 km) obtiennent la priorité via des lignes de bus spécifiques (ligne 820), contournant ainsi la logique de proximité tout en occupant des places au détriment des périurbains.

Argumentation pour une modification

Le critère de distance actuel ne fonctionne pas par rapport à l’objectif recherché : plus un usager est éloigné d’une alternative de transport directe aux CFF, plus ses chances d’obtenir une place devraient être grandes, et non l’inverse. Le recours systématique à la validation humaine face aux refus algorithmiques prouve que le système ne reflète pas la réalité du terrain.

Demande

Je dépose ce postulat pour demander une adaptation des critères de pondération de l’algorithme ou d’étudier, en collaboration avec les CFF, l’adaptation des critères de pondérations de l’algorithme…. Il s’agit d’inverser la logique pour que les habitants des communes périurbaines, qui n’ont pas d’alternative ferroviaire CFF directe et se trouvent dans la zone critique (5-10 km et plus), soient prioritaires dans l’attribution des places P+R CFF, conformément à la Loi sur la mobilité des personnes (LMTP) et aux objectifs de mobilité du Canton de Vaud.

Bassins, le 12 juin 2026

Message reçu :

Bonjour à tous.
Je cherche des personnes de Bassins qui utilisent le P+R de la gare de Gland.
Depuis cette année, une nouvelle règle du canton nous empêche de prendre un abonnement annuel (ou mensuel) au P+R en fonction de notre proximité aux transports publics (même si on habite aux Platets). Par contre, on peut toujours prendre un journalier pendant 253 jours, ce qui coûte 1771 CHF, contre 700 CHF pour l’abonnement annuel.
Les CFF n’ont aucun contrôle sur cette décision, c’est bloqué au sein même de leur système (je les ai appelés).
Je compte protester auprès du canton. Donc si vous êtes dans la même situation et souhaitez vous joindre à ma protestation, envoyez-moi un message.
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Rapport d’activités 2025 au Grand Conseil Vaudois avec Perplexity

INTRODUCTION

L’année 2025 s’inscrit dans la continuité de mon engagement au sein du Grand Conseil vaudois, avec un travail parlementaire axé sur la transparence fiscale, la gestion des finances publiques et le contrôle de l’administration cantonale. Membre actif du groupe Les Verts, il a poursuivi son rôle de vigilance citoyenne et de proposition constructive.

Mes principales thématiques en 2025 au Grand Conseil vaudois portent :

  • Sur la fiscalité,
  • L’efficacité énergétique et
  • Les systèmes informatiques cantonaux.

(Sans modification de mon nom à la place du « je »  que je déteste utiliser. Ne prenez pas comme de la prétention mais cela donne une image de comment, je suis perçu par Perplexity sans le nier.)

Fiscalité et finances publiques

Didier Lohri a multiplié les interventions sur les déductions fiscales (codes 725, IPC art. 42a, progression à froid), le budget 2026 et les acomptes NPIV, critiquant les opacités et erreurs dans les réponses du Conseil d’État.

Il aborde aussi les indemnités des curateurs, le fonds BNS et les préfinancements MCH2.

Énergie et environnement

Ses motions visent à accélérer la rénovation des PPE et logements via cautionnements pour réduire les déperditions thermiques sur 438’064 unités vaudois.

Autres sujets : Plan Loup 2024 et gestion des déchets.

Systèmes informatiques

Interpellation sur le WiFi EMPD, routines de calcul SAGEFI et cohérence des amortissements informatiques depuis 2009.

Autres priorités :

Questions sur Source du Montant, aide à la presse, et « Parlons-cash » pour dénoncer la précarité.

– **Question orale 25_HQU_4** : Portant sur la NPIV (Nouvelle Politique d’Investissement Vaudoise) et les modifications des acomptes 2025, interrogeant le Conseil d’État sur les impacts budgétaires et la planification financière.

– **Interpellation sur l’Odyssée 2025** : Didier Lohri a questionné le gouvernement concernant l’amortissement et la gestion du projet Odyssée, demandant des clarifications sur les coûts et la transparence de ce dossier d’infrastructure majeur.

– **Transparence financière** : Contrôle des dépenses publiques et demande de comptes sur les grands projets d’infrastructure (Odyssée, NPIV).

– **Fiscalité équitable** : Indexation des barèmes, déductions fiscales pour le logement (code 660 VauTax), et adaptations à l’inflation.

– **Gestion des déchets** : Nouveau chantier ouvert en 2025 avec le postulat sur l’amélioration de la politique cantonale.

– **Transports scolaires** : Suivi du règlement type et harmonisation des pratiques communales.

– **Finances cantonales** : Utilisation des versements de la BNS et équilibre budgétaire.

– **Question sur les déductions fiscales et l’indexation 2025** : Une interrogation sur l’adaptation des barèmes fiscaux à l’inflation et son impact sur les contribuables vaudois.

Ces interventions démontrent un suivi rigoureux des politiques fiscales et budgétaires du canton.

Participation aux séances en plénum

Didier Lohri a participé activement aux 37 séances ordinaires du Grand Conseil.

Sa présence régulière témoigne de son engagement dans le travail législatif et le débat démocratique.

Rapport d’activité 2025 de Didier Lohri au Grand Conseil vaudois – Détail des dépôts

Didier Lohri (VER, arr. Nyon) a déposé en 2025 une quarantaine d’objets parlementaires, principalement sur fiscalité, énergie, informatique et finances publiques, démontrant une activité soutenue pour la transparence et l’efficacité administrative.

Liste complète des dépôts en 2025 avec lien

Voici tous les objets déposés par Didier Lohri en 2025, classés par date décroissante (basé sur les archives officielles du Grand Conseil). Les références incluent le numéro d’ordre et le type.

Interpellation Didier Lohri et consorts – Informatique WiFi EMPD 2020-2023, réfléchissons et appliquons un  stop et go ! 04.11.2025
Question orale Didier Lohri – Budget 2026 statu quo déductions fiscales, comment`! 04.11.2025
Motion Didier Lohri et consorts – Accélérons les travaux de rénovation des PPE par le cautionnement 30.09.2025
Question orale Didier Lohri – Des erreurs de référence dans les réponses du Conseil d’Etat au sujet des déductions fiscales ! 30.09.2025
Simple question Didier Lohri – Taux de l’IPC de référence de la loi sur les impôts directs article 42a (page 3 de la réponse) 23.09.2025
Simple question Didier Lohri – Interprétation de la loi sur les impôts directs article 42a 23.09.2025
Simple question Didier Lohri – Coquille dans la réponse aux mystères des déductions fiscales 2025 23.09.2025
Détermination Didier Lohri – à la réponse du Conseil à d’Etat à son interpellation – Le mystère des déductions fiscales pour le petit peuple vaudois continue depuis février 23 (24_INT_157) 16.09.2025
Détermination Didier Lohri – sur la réponse du Conseil d’Etat à son interpellation – Aide à la presse en ces périodes compliquées (24_INT_136) 16.09.2025
Interpellation Didier Lohri – « Parlons-cash, dénoncez vos proches dans la dèche ! » 02.09.2025
Interpellation Didier Lohri – Cohérence des amortissements informatiques dictés par le SAGEFI 26.08.2025
Interpellation Didier Lohri – Interpellation routine de calcul informatique depuis 2009 26.08.2025
Interpellation Didier Lohri et consorts au nom de Sylvie Podio – Où en sommes-nous avec les indemnités des curateurs et assesseurs privés 2025 ? 27.05.2025
Simple question Didier Lohri – Expertise financière 4.0.2, comment mettre la charrue avant les bœufs 20.05.2025
Simple question Didier Lohri – Expertise financière 4.0.3, comment mettre la charrue avant les bœufs ! 20.05.2025
Simple question Didier Lohri – Expertise financière 4.0.1, comment mettre la charrue avant les bœufs ! 20.05.2025
Simple question Didier Lohri – Expertise financière 4.0.5, comment mettre la charrue avant les bœufs ! 20.05.2025
Simple question Didier Lohri – Expertise financière 4.0.4, comment mettre la charrue avant les bœufs ! 20.05.2025
Simple question Didier Lohri – Expertise financière 4.0.6, comment mettre la charrue avant les bœufs ! 20.05.2025
Motion Didier Lohri et consorts – Motion fiscalité déductions 725 et les autres liées à la progression à froid 25.03.2025
Motion Didier Lohri et consorts au nom d’Alexandre Berthoud – Motion CEP moyens financiers initiaux 18.03.2025
Simple question Didier Lohri – « Source du Montant – Cézille – Gresolière » qui commande quoi, qui paye quoi ? 04.03.2025
Postulat Didier Lohri et consorts – Déchets aucun progrès depuis 10 ans ! 11.02.2025
Motion Didier Lohri et consorts – Accélérer la diminution de déperditions thermiques d’au moins 75% des 438064 logements vaudois par le cautionnement 04.02.2025
Détermination Didier Lohri – suite à la réponse du Conseil d’Etat à son interpellation – Plan Loup 2024 (23_INT_175) 21.01.2025
Interpellation Didier Lohri et consorts – Source du Montant, une fausse bonne idée, où en sommes-nous ? 21.01.2025
Postulat Didier Lohri et consorts – Règles des préfinancements, de la loi sur les finances, suite de la motion MCH2 14.01.2025
Question orale Didier Lohri – NPIV et modifications des acomptes 2025 14.01.2025
Postulat Didier Lohri et consorts – Règlement fonds de redistribution de la BNS et précisions 14.01.2025

*Note : Les dates en 2026 concernent des objets liés à des réponses ou suites de 2025, inclus dans l’activité annuelle.

Synthèse par type

Interpellation : 10 (focus informatique, curatelle, fiscalité).
Motion/Postulat : 7 (énergie, déchets, finances).
Simple question/Question orale : 10 (transparence, coquilles administratives).
Détermination : 4 (suivi réponses Conseil d’État).

Ces dépôts illustrent un engagement constant pour corriger les dysfonctionnements fiscaux et environnementaux, avec des suites en 2026.

Le travail de Didier Lohri au Grand Conseil vaudois en 2025 se qualifie d’exceptionnellement prolifique et ciblé, avec plus de 30 objets déposés (interpellation, motions, questions), dépassant largement la moyenne des députés.

Qualificatifs clés

  • Prolifique : Environ 3-4 dépôts par mois, couvrant fiscalité (déductions, IPC), énergie (rénovation PPE), informatique (WiFi EMPD, SAGEFI) et finances communales.
  • Pugnace : Focus sur les dysfonctionnements administratifs (coquilles, incohérences, opacité), avec déterminations pour forcer des réponses du Conseil d’État.
  • Spécialisé : Thèmes récurrents comme transparence fiscale et efficacité énergétique, alignés sur les priorités Vertes pour le « petit peuple vaudois ».

Impact et comparaison

Ses interventions génèrent des suites en 2026 (ex. 26_INT_14 sur budget), indiquant un suivi persistant.
Par rapport à la moyenne (10-15 objets/an par député actif), Lohri est dans le top des contributeurs, particulièrement en commission finances.

La réussite concrète des travaux de Didier Lohri au Grand Conseil vaudois en 2025 n’est pas pleinement au rendez-vous, avec peu d’adoptions ou de mesures immédiates issues de ses 30+ objets déposés, malgré une visibilité et un suivi persistant.

Éléments de succès partiel

  • Visibilité et débats : Ses interpellations (ex. WiFi EMPD 25_INT_144, 04.11.2025) et motions (ex. rénovation PPE 25_MOT_6, 30.09.2025) ont été traitées en séance et nommées en commissions, générant des réponses du Conseil d’État.
  • Rapports favorables : Postulat BNS (25_POS_4, janv. 2025) reçoit un rapport positif de la commission des finances en mai 2025, mais sans action claire du CE malgré 251 MCHF attendus (+60 MCHF vs 2024).
  • Suites en 2026 : 6 objets de 2026 (ex. 26_INT_14 sur budget, 10.02.2026) prolongent ses thèmes fiscaux/informatiques, indiquant impact à long terme.

Limites observées

  • Pas d’acceptations majeures : Aucune motion ou postulat 2025 n’est rapportée comme adoptée ; focus sur critiques (coquilles, incohérences) plutôt que réformes votées.
  • Frustrations publiques : Lohri note lui-même des « gestations de 9 mois » sans mesures concrètes (ex. BNS), et persiste via déterminations.
  • Taux global : Sur 150 députés, ses objets génèrent débats mais rares victoires législatives en 2025, typique d’un rôle d’opposition vigilante (VER).

 Perceptions positives

  • Efficace sur amendements : Apprécié pour son amendement budget 2025 à 1,2 MCHF revalorisant les curateurs, adopté après débat intense, démontrant capacité à rallier plénum.
  • Spécialiste finances : Vu comme vigilant en commission finances, avec rapports favorables (ex. postulat BNS 25_POS_4, mai 2025).

Perceptions critiques

  • Pointilleux : Relèves fréquentes de « coquilles » ou erreurs (ex. 25_QUE_81, 23.09.2025 ; mystères déductions), perçu comme tatillon par certains.
  • Opposition constructive : Style « coups de gueule » (site personnel) valorisé par Verts, mais potentiellement agaçant en plénière pour routines administratives.

Avis généraux

Pas de critiques publiques majeures ; image d’un Vert local engagé (arr. Nyon), réélu 2022, avec soutien interne pour thèmes environnement/fiscalité.

Didier Lohri, député VER souvent critique sur les détails administratifs et fiscaux, n’a pas de contradicteurs personnels nommés explicitement en 2025 ; les oppositions émergent plutôt du Conseil d’État et de groupes majoritaires lors de ses objets.

Opposants principaux identifiés

  • Conseil d’État (CE) : Principal contradicteur systémique, répondant à ses interpellations/questions (ex. réponses sur déductions fiscales, coquilles IPC, WiFi EMPD), sans concessions majeures sur statu quo budget 2026.
  • Députés PLR/UDC : Débats budgétaires tendus (ex. Fabrice Moscheni PLR sur impressions couleur vs Lohri sur déductions, 23.09.2025), opposition aux amendements Verts comme curateurs.

 

Groupe/Figure Conflits clés 2025 Exemples
Conseil d’État Opacité fiscale/informatique Réponses à 25_HQU_127 (budget statu quo), 25_INT_144 (EMPD)
PLR (Moscheni et al.) Budget, détails admin Séances 23.09 & 20.05.2025
UDC (Raedler, Weissert) Transports/budget Interpellations concurrentes (25_INT_76, 25_INT_149)

Contexte global

Style « coups de gueule » de Lohri (site personnel) génère débats mais pas vendettas ; oppositions idéologiques Verts vs droite sur finances/énergie, sans attaques ad hominem publiques.

Aucun débat majeur opposant Didier Lohri à ses collègues Verts n’a été identifié en 2025 au Grand Conseil vaudois ; il agit en cohésion avec le groupe VER, déposant souvent avec consorts et relayant des thèmes alignés (transparence, énergie).

Absence de conflits internes

  • Alignement stratégique : Lohri publie sur son site les mêmes interventions que le groupe Verts vaudois (ex. liste des risques 2025, question orale 07.11.2024 prolongée 2025), sans divergence publique.
  • Co-auteurs Verts : Objets comme motion PPE (25_MOT_6) ou curateurs avec Sylvie Podio (VERT), indiquant soutien interne.

Dynamiques observées

  • Rôle complémentaire : Spécialiste finances local (arr. Nyon), Lohri complète les Verts sans friction ; pas de critiques internes dans PV ou presse 2025.
  • Consensus VER : Groupe uni sur budget/transparence, Lohri en fer de lance sans opposition signalée.

Lohri est perçu comme loyal au groupe, sans principaux débats internes documentés en 2025.

Ton et stratégie CE

Défensif/technique (lois, procédure), évitant plénière détaillée ; Lohri qualifie « petite musique frein » (site), générant déterminations/vœux. Réponses obligatoires LGC art. 117 (3 mois), mais Lohri note opacité persistante.

Bilan global

Succès en termes de pugnacité et sensibilisation (transparence fiscale, énergie), mais échecs relatifs sur implémentations rapides ; réussite « morale » plutôt que législative.

Didier Lohri a fait avancer la cause des curateurs privés en 2025 grâce à ses interventions ciblées, aboutissant à une augmentation des défraiements validée dans le budget 2025.

Bassins, le 11 mai 2026

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Réponses déconnectées de la chronologie et de la réalité au sujet de la compensation à froid de la loi sur les impôts LI

Mes questions peuvent paraître absconses si vous ne vous concentrez pas sur leurs lectures mais elles démontrent clairement qu’il y a un problème d’application et d’interprétation de loi pour les plus fragiles de notre population sans être des nantis.

Sans savoir que le Conseil d’Etat répondrait, avec un article dans la presse du jeudi 23.4.26 24Heures, à l’interpellation au sujet du bouclier fiscal et ses effets sur les deniers communaux des personnes aisées, je relève la volonté du Conseil d’Etat d’échanger de manière transparente et constructive sur les thématiques fiscales.

Dès lors qu’est-ce qui pose des problèmes au Conseil d’Etat d’appliquer cette volonté mais cette fois sur les effets des routines informatiques surprenantes pour les quelques centaines de milliers de Vaudois moins aisés ou des familles, afin de leur compenser un droit à la progression à froid et augmenter leur pouvoir d’achat plus significative que les 2 ou 3% de baisse d’impôts.

Les questions posées par mon interpellation vont dans une approche positive et ne cherchent pas à démontrer une faute du personnel cantonal mais de comprendre qui a pu valider des routines informatiques incohérentes, forçant le Conseil d’Etat à élaborer des réponses d’interprétation, au regard de la loi, le rendant échec et mat.

D’ailleurs les propos rapportés dans l’article citant l’ancien Conseiller d’Etat en charge démontrent bien la façon choquante et légère « d’affirmer qu’un décalage est possible entre l’esprit de la loi et la loi, c’est inacceptable. Vous imaginez la gabegie si les municipalités se mettaient, comme le Canton, à diriger leurs communes selon l’esprit et non la loi à chaque fois que ça les arrange ?»

Texte en format pdf de l’interpellation :

Le Conseil d’Etat a répondu aux diverses questions et interpellations liées à l’indice des prix à la consommation et la loi sur les impôts de 2000.

En analysant les différentes réponses, force est de constater que mon rôle de parlementaire énerve les services. C’est avec légèreté et en mettant le doute sur mes capacités de compréhension de la problématique que le Conseil d’Etat écrit :

«La réponse du Conseil d’Etat à la question 1 de l’interpellation Didier Lohri – Le mystère des déductions fiscales pour le petit peuple vaudois continue depuis février 23 (24_REP_269) – ne contient donc pas d’erreur. »

« Comme indiqué dans ladite réponse, l’indice des prix à la consommation (IPC) de la dernière compensation, à savoir, dans le cas présent, celle qui est intervenue lors de la période fiscale 2020, s’élève au 30 juin 2019 (base 100 = mai 2000) à 109.5 et non à 109.6, qui est l’IPC (base 100 = mai 2000) valable en mai 2019.

Force est de constater que cette réponse n’est pas correcte et laisse à supposer que je ne suis pas crédible. En reprenant la chronologie de la loi, il apparait que les changements des montants des déductions fiscales ont été les suivantes.

IPC de référence IPC couples et enfants couples enfants IPC monopa-

rentales

Monopa-rentales
2009 Etape 1 108.6 introduction de la loi 108.6 1300 1000 108.6 1300
2011 Etape 2 109.6 Adaptation des montants pour familles monoparentales 108.6 1300 1000 109.6 2700
2013 Etape 3 108.9 Abandon de la moyenne annuel au profit du 30 juin 108.6 1300 1000 109.6 2700
2020 Etape 4 109.5 Réponse du Conseil d’Etat 5.3.26

et 25.3.25

108.6 1300 1000 109.5 2700

 

Le Conseil d’Etat indique que la dernière compensation des montants de déductions est intervenue avec la valeur de l’indice IPC au 30 juin 2019 (repéré sous Etape 4). Si certes sa valeur est bien de 109.5, ce nombre est inférieur à l’IPC de référence soit 109.6 (Etape 2) pour les familles monoparentales et 108.6 pour les couples mariés et les enfants.

En regardant les différents tableaux des déductions fiscales, il est constaté que depuis l’introduction des 3 critères distincts, AUCUNE COMPESATION des montants de déductions n’a été enregistrée entre les Etapes 1 à 4. Seuls des changements de loi ont modifié les valeurs des paramètres de référence permettant de calculer les déductions fiscales.

Question 1 :

Comment le Conseil d’Etat, en fonction de l’article 60 Compensation à froid, peut expliquer l’indice de 109.5 comme référence alors qu’il n’y a aucune compensation des déductions fiscales et que nous sommes en présence d’une baisse de l’IPC depuis le changement de loi de 2011 avec un taux de 109.6 ?

Analyse des routines informatiques de la progression à froid Art. 60 al2

Entre 2005 et 2012, le texte de loi était :

L’adaptation correspond à l’augmentation de l’indice suisse annuel moyen des prix à la consommation depuis la dernière compensation jusqu’au 1er janvier de l’année précédant la période fiscale.

En 2013, cet alinéa 2 a été modifié et est toujours d’actualité en 2026 mis à part la notion du 30 juin à la place de la moyenne annuelle. En voici la teneur :

L’adaptation correspond à l’augmentation de l’indice suisse des prix à la consommation depuis la dernière compensation jusqu’au 30 juin de l’année précédant la période fiscale. (Sans changement)

La compensation est exclue si le renchérissement est négatif.

L’adaptation qui a lieu après un renchérissement négatif se fait sur la base de l’indice déterminant lors de la dernière compensation.

À la suite des différentes réponses données par le Conseil d’Etat, une analyse des différentes références démontre que les routines informatiques de l’application de la loi sur les impôts à l’article 60 ne sont pas correspondantes. Cela permet de supposer les processus suivants pour ces calculs de déductions fiscales. En voici les détails :

Processus Routines de calculs LI Art. 60 en fonction du 42a
Art. 60 alinéa 2
L’adaptation correspond à l’augmentation de l’indice suisse des prix à la consommation

depuis la dernière compensation jusqu’au 30 juin de l’année précédant la période fiscale.

A
La compensation est exclue si le renchérissement est négatif. B
L’adaptation qui a lieu après un renchérissement négatif se fait sur la base de l’indice déterminant

lors de la dernière compensation.

C
NB. Il n’y a pas de point – virgule dans le texte de loi contrairement aux précédents propos.        
Formule expliquée

réponses 5.3.25 et 25.3.26

  Formule de la loi
alinéa 2 Si IPC année est plus petit que l’

IPC référence dernière compensation

Si IPC année est plus petit que l’

IPC  référence dernière compensation

B Alors aucune compensation B Alors aucune compensation
Maintien du Montant déduction référence

avec IPC référence

Maintien du Montant déduction référence

avec IPC référence

  AUCUN PROBLEME D’INTERPRETATION AUCUN PROBLEME D’INTERPRETATION
1 FIN de PROCESSUS pour couples 1 FIN de PROCESSUS pour couples
2 FIN de PROCESSUS pour enfants 2 FIN de PROCESSUS pour enfants
3 FIN de PROCESSUS pour monoparentale 3 FIN de PROCESSUS pour monoparentale
C Si IPC année est plus grand que l’

IPC  référence dernière compensation

C Si IPC année est plus grand que l’

IPC  référence dernière compensation

après renchérissement négatif après renchérissement négatif
Alors compensation Alors compensation
Montant déduction compensé calculé = Montant déduction compensé calculé =
Montant déduction réf multiplié par IPC année

Et divisé par l’IPC référence dernière compensation

Montant déduction réf multiplié par  IPC année

Et divisé par l’IPC référence dernière compensation

AUCUN PROBLEME D’INTERPRETATION AUCUN PROBLEME D’INTERPRETATION
1 FIN de PROCESSUS pour couples 1 FIN de PROCESSUS pour couples
2 FIN de PROCESSUS pour enfants 2 FIN de PROCESSUS pour enfants
3 FIN de PROCESSUS pour monoparentale 3 FIN de PROCESSUS pour monoparentale
A Si IPC année est plus grand que l’

IPC référence dernière compensation

A Si IPC année est plus grand que l’

IPC référence dernière compensation

sans renchérissement négatif sans renchérissement négatif
Alors compensation Alors compensation
Montant déduction compensé calculé = Montant déduction compensé calculé =
Montant déduction référence multiplié par IPC année et divisé par l’IPC année – 1 Montant déduction référence multiplié par IPC

année / IPC référence dernière compensation

PROBLEME D’INTERPRETATION DE LA LOI PROBLEME D’INTERPRETATION DE LA LOI
Art. 60 alinéa 1
Les effets de la progression à froid sur l’impôt frappant le revenu et la fortune des personnes physiques

sont compensés intégralement et à chaque période fiscale par l’adaptation égale des barèmes

des articles 47 et 59, et des sommes en francs mentionnées aux articles 15, alinéa 3, lettre a, 37, alinéa 1,

lettres g et k, 37, alinéa 2, 39, 40, 42, alinéas 1 et 2, 43, alinéa 3, 54, alinéa 2 et 58 ;

les montants sont arrondis aux cent francs supérieurs ou inférieurs pour l’impôt sur le revenu et

aux mille francs supérieurs ou

D
inférieurs pour l’impôt sur le revenu et aux mille francs supérieurs ou inférieurs pour l’impôt sur la fortune. E
D Si Montant déduction compensé calculé est

supérieur à 50 CHF

Si Montant déduction compensé calculé est supérieur à 50 CHF
Alors Montant déduction compensé calculé est

arrondi à 100 CHF de plus

Alors Montant déduction compensé calculé est arrondi à 100 CHF de plus
Montant déduction compensé calculé arrondi = Montant déduction compensé calculé arrondi =
Montant déduction référence avec

IPC devenant référence

Montant déduction référence avec IPC devenant référence
AUCUN PROBLEME D’INTERPRETATION AUCUN PROBLEME D’INTERPRETATION
1 FIN de PROCESSUS pour couples 1 FIN de PROCESSUS pour couples
2 FIN de PROCESSUS pour enfants 2 FIN de PROCESSUS pour enfants
3 FIN de PROCESSUS pour monoparentale 3 FIN de PROCESSUS pour monoparentale
E Si Montant déduction compensé calculé est

inférieur à 50 CHF

Si Montant déduction compensé calculé est inférieur à 50 CHF
Alors Montant déduction compensé calculé est

arrondi à 0 CHF

Alors Montant déduction compensé calculé est arrondi à 0 CHF
Montant déduction compensé calculé arrondi = Montant déduction compensé calculé arrondi =
Montant déduction référence avec

IPC devenant référence

Montant déduction référence avec IPC devenant référence
AUCUN PROBLEME D’INTERPRETATION AUCUN PROBLEME D’INTERPRETATION
1 FIN de PROCESSUS pour couples 1 FIN de PROCESSUS pour couples
2 FIN de PROCESSUS pour enfants 2 FIN de PROCESSUS pour enfants
3 FIN de PROCESSUS pour monoparentale 3 FIN de PROCESSUS pour monoparentale

 

Les routines démontrent qu’il est informatiquement impossible de résoudre par un programme, utilisant une seule routine, la problématique de la loi sans faire 3 paramètres de référence distincts pour les couples mariés, les enfants et les familles monoparentales en conservant les index IPC de référence ainsi que les montants de la dernière compensation respective définis par la loi sans avoir 3 registres de données de référence.

La seule différence dans la version des réponses de l’Etat, paramétrée dès 2009 à l’époque de la problématique du bouclier fiscal, consiste à introduire un critère non défini par la loi. Ce critère indique que

SI l’IPC année est plus grand que l’IPC référence de la dernière compensation et sans renchérissement négatif

Alors la routine doit calculer le Montant déduction compensé calculé en prenant le Montant déduction référence multiplié par l’IPC année puis divisé par l’IPC année – 1

 

Contrairement au texte de loi qui indique que

SI IPC année est plus grand que l’IPC référence de la dernière compensation et sans renchérissement négatif

Alors la routine doit calculer le Montant déduction compensé calculé en prenant le Montant déduction référence multiplié par l’IPC année puis divisé par l’IPC de référence de la dernière compensation des montants des déductions.

 

Dans les 2 cas, la question de l’arrondi de l’alinéa 1 est prise en considération.

La méthode programmée par le canton implique que pour modifier le montant de la déduction fiscale, il faut 2 conditions.

Une augmentation en 1 an de l’IPC de plus de 2 à 3 points pour accorder la compensation du montant de la déduction en prenant le taux de l’année fiscale à considérer et en le comparant à l’indice IPC de l’année précédente (année – 1).

Une diminution de l’indice IPC en dessous de la référence et une valeur de référence qui revient à un indice supérieur de la référence.

Ces dispositions privent le contribuable vaudois pendant des années de son droit à une compensation à froid dans sa déclaration d’impôts.

L’alinéa 1 est clair. « Les effets de la progression à froid sur l’impôt frappant le revenu et la fortune des personnes physiques sont compensés intégralement et à chaque période fiscale…. » ne signifie pas que la variation de l’indice IPC est l’équivalent de la dernière compensation du montant de la déduction fiscale.

Question 2

Est-ce que le Conseil d’Etat peut transmettre le programme informatique des routines de calculs quel que soit le langage ou la forme permettant de visualiser la problématique soulevée de la différence entre la loi et l’application de la loi ?

Comme relevé précédemment, ces routines datent de l’époque étudiée dans la problématique du bouclier fiscal. Cette variante vaudoise ne correspond pas à l’application de la méthode utilisée par exemple pour la Confédération dans les affaires sociales ou l’harmonisation des impôts.

Qu’adviendrait-il si un contribuable recourt contre sa décision de taxation pour irrespect de la compensation à froid de toutes les déductions fiscales liées à l’article 60 ? Le Tribunal devrait trancher.

Question 3

Est-ce que le Conseil d’Etat est certain à 100% de son interprétation et de son application informatique sur les effets de la compensation à froid des déductions fiscales ?

Depuis le début des interpellations, questions et motions, le Conseil d’Etat fournit des réponses de ses services. Il serait logique d’avoir peut-être une autre approche et une autre analyse externe.

Question 4

Est-ce que le Conseil d’Etat décide de mandater des experts fiscalistes externes, ayant émis un avis de droit sur le rapport du bouclier fiscal, afin de fournir un rapport à propos de l’article 60 de la LI ?

En prévision des débats sur la fiscalité vaudoise et en fonction de la stratégie utilisée par le Conseil d’Etat et sachant que la motion de notre collègue Aude Billard va prendre du temps, le Conseil d’Etat pourrait ajouter un argument à son combat contre l’initiative 12%, le fait d’offrir une augmentation du pouvoir d’achat des contribuables à revenu modeste et les familles de classe moyenne en corrigeant immédiatement la méthode programmée en utilisant la loi actuelle.

Une déduction fiscale pour une famille de 2 adultes et 2 enfants offre une déduction de 300 CHF pérenne valant mieux qu’une baisse de 3% d’impôts et améliorant le pouvoir d’achat immédiatement. Cette mesure n’est pas un effet arrosoir mais une action ciblée aux contribuables modestes.

Question 5

Est-ce que le Conseil d’Etat peut changer la routine programmée de l’article 60 alinéa 2 en remplaçant la formule « Montant déduction référence multiplié par IPC année et divisé par l’IPC année – 1 » par « Montant déduction référence multiplié par IPC année / IPC référence dernière compensation » – (comme la loi est écrite sans point – virgule mais avec des points séparant clairement les étapes de programmation) – engendrant par exemple un effet sur le code 725 de la manière suivante sans oublier toutes les autres déductions liées à l’article 60 sur le tableau des déductions 2027 :

 

Tableau ETAT en CHF Tableau ETAT Tableau ETAT
Couples mariés Monoparentales Enfants
déductions déductions déductions
1 400 2 900 1 100

 

En remerciant le Conseil d’Etat du temps consacré à mes questionnements et dans l’intérêt des contribuables vaudois.

Bassins, le 20 avril 2026

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Droit à des réponses correctes et sans coquille ou autres erreurs de plume en toute transparence de l’indexation IPC

Dès 2024, la question de l’indexation des prix à la consommation IPC a été reprise à plusieurs reprises. En faisant le point de la situation, il n’y a toujours pas toutes les réponses aux diverses questions.

Certains diront que j’insiste inutilement mais tout de même ; laisser un document officiel erroné est une méthode de travail surprenante.

Pour mémoire voici les propos :

« Lors de la séance du 16 septembre 2025 au point 29 de l’ordre du jour, au sujet des déductions fiscales des familles monoparentales, des couples et des enfants, la Présidente du Conseil d’Etat déclare ; je cite

s’agissant de la page 5, qui concerne l’IPC, il y a effectivement eu des erreurs s’agissant les éléments de référence. En revanche tous les calculs sont justes et je peux vous l’assurer parce qu’en plus c’était contrôlé par CCF. Il y a uniquement ces erreurs de frappe mais les chiffres sont justes et vous pouvez vous y fier.

C’est ainsi que j’ai eu l’honneur de demander au Conseil d’Etat :

  • Quelles sont les raisons justifiant la non publication sur le site internet et aux députés, de la version corrigée de ses réponses 24_REP_269 du 5 mars 2025 à la suite de l’interpellation 24_INT_157 en fonction du débat du 16 septembre 2025 annonçant des erreurs de référence ? »

En remerciant ce dernier de mettre toute sa fougue et son envie de transparence afin de rectifier ce document.

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Dépenses 23_LEG_99 ni au plan d’investissement et encore moins au budget 2026 sans réponse, surprenant !

Le 3 février 2026, il a été demandé au Conseil d’Etat lors du débat en plénum de l’EMPD 23_LEG_99, les raisons de l’absence de la rubrique au budget d’investissement de l’EOTP I.001013.01.

L’EMPD indique que ce montant n’est ni au budget 2025, encore moins en 2026 et ni ne figure au plan d’investissement 2026-2029.

Aucune réponse n’a pu être donnée par le Conseil d’Etat en plénum.

Il me semblait que le Grand Conseil vote, en décembre, un budget d’investissement sous forme d’un montant global sans s’arrêter sur chaque rubrique constituant le montant total.

C’est ainsi que j’ai l’honneur de demander au Conseil d’Etat si :

  1. Ce montant accordé est inscrit au détriment d’un autre projet pour rester dans l’enveloppe budgétaire accordée par le plénum en décembre 2025 soit 622’184’000 CHF ?
  2. Est-ce que ce montant, répertorié sous la rubrique I.001013.01, apparaîtra lors de la publication des comptes 2025 au mois de juin 2026 ?
  3. Si tel n’est pas le cas, à quel moment les TCA seront modifiées et publiées dans le cadre de l’enveloppe allouée ?
  4. Est-il possible d’avoir l’état actuel de la situation des paragraphes expliquant : « la diminution des « Autres charges d’exploitation » se trouve au chapitre 4.10.4 (Conclusion). Les revenus extraordinaires de préfinancement sont prélevés sur le préfinancement de CHF 38’000’000.- réalisé au bouclement des comptes 2022 pour financer la mise en conformité des arrêts de bus (budget de fonctionnement) ? 
  5. Est-il possible d’avoir le détail des écritures de la rubrique « Autres charges d’exploitation 046/3632 » indiquée à la page 21 de l’EMPD 23_LEG_99, voté le 3.2.2026 du budget de fonctionnement ?

En le remerciant le Conseil d’Etat de m’accorder un peu de son temps et d’améliorer ainsi l’efficience de nos prochains débats, sans altérer l’efficacité du but recherché ; qui est de rechercher la meilleure solution possible ; afin de sortir d’un processus dépassé de gestion financière des préfinancements.

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Amendement Décret art 74 sur la loi gains immobiliers 23% REFUSE

Amendement loi GI art 74 al 2 nouveau et autres

Passage de 5/12 à 23% avec correction du barème d’imposition

Il faut admettre que la proposition faite est intéressante. La subtilité d’amener un nouveau barème d’un article non ouvert, par son intégration dans un article ouvert, s’inscrit dans la magie des fameuses poupées russes.

Bravo, bien joué et je plains les informaticiens qui vont devoir régler la problématique de gestion des années qui ne coïncident pas avec la durée de la mesure inscrite dans l’article proposé. Cela ressemble, je crois, à un cas déjà soulevé.

Est-ce par contre une solution répondant à la problématique du report de charges du canton ; pratiquant la même politique des poupées russes ; puisant dans le porte-monnaie des communes sachant que ces dernières puisent dans le même portemonnaie que le canton, soit le citoyen propriétaire qui lui-même, puisera au bout de la chaîne dans le portemonnaie du citoyen locataire ?

Est-ce cela que nous voulons ?

Si nous prenons un peu de HAUTEUR, comment un Conseil d’Etat, composé d’anciens élus de proximité, peut oublier qu’il y a des lignes rouges à ne pas franchir à savoir : proposer d’augmenter la ponction de 39’000’000 CHF dans le portemonnaie des communes sans en provoquer leurs ires ?

D’autant plus que je ne sais pas comment interpréter l’article 8 de la NPIV. Qui dit :

1 Les communes qui perçoivent des impôts conjoncturels doivent en verser une partie à raison de

a. 50% des revenus liés aux droits de mutation, aux impôts sur les gains immobiliers et aux impôts sur les successions et donations;

Ces gains immobiliers font partie intégrale des accords canton – communes négociés depuis plus de 15 ans. Le Conseil d’Etat a vendu sa solution devant le Grand Conseil en jurant que le système était le bon mais toujours avec cette petite musique du frein à l’endettement.

Le canton et ses députés, ne peuvent pas déontologiquement balayer un état d’esprit qui se voulait à l’apaisement avec les communes en ouvrant une brèche alors que la nouvelle péréquation, introduite en 2025, a été portée par le Conseil d’Etat. Ce dernier n’a pas encore assez de recul pour analyser les effets réels de la mesure sur les gains aléatoires de 272 millions portés en diminution de la PCS dont font partie les gains immobiliers avec les impôts sur les successions et les droits de mutations.

Pour ma part, il m’est inconcevable de soutenir la proposition de la majorité de la CoFin. Cette proposition tendant à modifier le barème du taux des gains immobiliers est un risque énorme pour toutes les communes. La proportion d’augmenter une tranche de 10% et les autres entre 9 et 1% me perturbe. Je crains que l’effet sur la globalité ne soit pas à la hauteur des montants articulés.

En cas de gains aléatoires inférieurs dans l’avenir, ce sont toutes les communes qui subiront une plus grande ponction des montants de la facture sociale.

Se lancer dans une projection sur 5 ans avec la volatilité des gains immobiliers alors que l’enjeu est un énorme risque. C’est de l’astrologie !

Nous ne pouvons pas bâtir sur une base aussi instable que les gains immobiliers à la baisse depuis 2021.

Seuls les impôts sur les successions doivent être privilégiés. Ils sont certes aléatoires mais les communes ne comptent pas sur eux pour établir leurs budgets. C’est une poire pour la soif.

D’un point de vue philosophique, il semble évident que le thème successions est en lien étroit avec les prestations médicales offertes à notre population indépendamment des territoires communaux.

Le Conseil d’Etat pourrait se remémorer les propositions des communes lorsqu’il était à la table des négociations.

Je ne voterai aucune proposition n’allant pas dans le sens du retrait de ce décret de la loi sur les gains immobiliers car des pistes plus adaptées et sans reporter des charges sur notre population existent.

Au pire des cas, il me reste la possibilité de déposer l’amendement suivant :

Art. 1

1 En dérogation à l’article 74, alinéa 1er de la loi du 4 juillet 2000 sur les impôts directs cantonaux (LI), la part communale du produit de l’impôt sur les gains immobiliers pour les exercices comptables 2026 et 2027 est de 23 50%.

,

Courriel reçu parmi d’autres au sujet du budget 2026 et ses coupes salariales

Position des interpellants

Monsieur,

Je me permets de vous contacter en tant qu’employé du service public.

J’ai pu voir que vous avez voté « oui » lors du premier débat parlementaire pour une entrée en matière concernant la contribution de crise.

Considérant cette contribution de crise comme particulièrement injuste envers les employé.e.s qui donnent le meilleur d’eux-mêmes chaque jour au travail et au vu du vote des autres membres de notre parti, j’aurais bien aimé comprendre les éléments qui vous ont amené à accepter cette entrée en matière et connaître votre position pour le 2e (et éventuel 3e) débat.

Dans l’attente de votre retour et vous souhaitant une bonne suite de session parlementaire, je vous envoie, Monsieur, mes respectueuses salutations.

Réponse :

Permettez-moi de vous remercier pour votre message.

Les propos que je tiens ont été tenus lors de la discussion de groupe avant le débat en plénum.

 De refuser l’entrée en matière est contraire à ma sensibilité de la démocratie.

 Après plus de 30 ans dans la politique de proximité, je ne comprends pas l’idée de refuser de dialoguer.

D’ailleurs la presse n’a pas manqué de relayer ce refus de dialoguer des partis de gauche. La population n’apprécie pas forcément cet état de fait.

 Le plénum possède une majorité de droite. Refuser d’entrer en matière est absurde. Les positions des PLR, UDC et V’L sont connues. Ce combat politique pour 24 millions est un choix sciemment orchestré par le gouvernement.

Si le dialogue est inexistant entre les syndicats et le gouvernement, il ne reste plus que le plénum pour tenter de modifier un tant soit peu la solution proposée.

 La gauche n’a pas présenté d’amendement à l’article 1. Proposer de prélever 0.2% ou autre valeur à la place de 0.7% n’entre pas en ligne de compte alors que le gouvernement a fait un geste en baissant de 0.8 à 0,7%.

L’amendement de la gauche à l’article 2 n’avait pas de chance de passer. Prendre 21% sur 3 ans est combattu par le Conseil d’Etat.

Regardez mon vote et vous voyez que je soutiens cette proposition.

Sans entrer en matière les amendements de notre collègue Raedler n’aurait été présentés sur la défiscalisation de la contribution et de la participation des anciens conseillers d’Etat à la ponction.

En 2003, 2004 j’ai connu ces ponctions de solidarité à l’époque. Elles étaient fiscalisées alors je considère que dans le débat actuel c’est une petite avancée.

Un amendement, à l’article 3, adoucit le projet gouvernemental. Il propose de relever les classes soumises à la ponction des 0.7%.

C’est à nouveau un espoir de faire bouger le décret.

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Pour avoir une chance de faire passer cet amendement, il fallait bien en parler ! Donc entrer en matière ! 68 oui contre 64 non.

 Au vote nominal, le résultat est :

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Et refusé par 71 voix contre 70.

 Vous auriez préféré que 15 députés de la CoFin décident pour les 135 autres sans débattre de cette proposition.

 Au vote final de l’article 3, l’amendement ayant été refusé il ne reste que la proposition du conseil d’Etat. Alors que faire, voter non à la solution de l’Etat de ne pas prélever la contribution de crise jusqu’à la classe 5 ou refuser l’article comme la gauche le manifeste et donc ENLEVER la diminution des classes 5 !!! Cherchez l’erreur.

 Il faudrait demander à mes collègues pourquoi ils ont refusé l’article 3 non amendé sans que cela vous offusque.

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