Affaires Dittli et bouclier fiscal : un an de procédures et surtout d’annonces dans les médias

Un an que les dysfonctionnements et révélations sur le bouclier fiscal défraient l’actualité vaudoise.

En début 26, le gouvernement, la délégation des commissions des finances et de gestion, le bureau du Grand Conseil ont décidé de publier les rapports. Dans la foulée, le Ministère public a annoncé l’ouverture d’une procédure pénale au sujet de ce paravent. Ces actions ne sont pas anodines et surtout la temporalité de ces communications m’interpelle.

La citation “La peur est un bouclier qui ne protège même pas les sages” résume peut-être la motivation du gouvernement à ne pas laisser le Grand Conseil mettre son nez dans ce dossier.

Le bureau du Grand Conseil chute de son pavois en préférant proposer la Cour des comptes pour analyser la situation dans un souci d’économie financière. Si certes la Cour est une autorité indépendante, elle est financée par le Canton. Elle n’émet que des recommandations.

Est-ce que le bureau a pu étudier les réponses données par le Conseil d’Etat suite aux questions posées en mai 2025 par le plénum en relation avec les frais engagés par les rapporteurs Studer, Paychère, coordinateur de crise en classe 18 de l’échelle des salaires et autres personnes consultées par le SAGEFI ?

Est-ce que le bureau juge que ses pairs n’ont pas les compétences spécifiques informatiques, financières ?

Pour tuer toutes velléités du parlement de soutenir une commission d’enquête, comme par enchantement et après des mois d’interrogations, le Ministère public ouvre une enquête pénale !

En espérant que les 4’000 bénéficiaires du bouclier, les 134 députés exclus des pièces justificatives et les 200’000 Vaudois n’ayant pas été mis au bénéfice d’une déduction fiscale liée à une interprétation absconse de l’indexation des coûts de la vie depuis 2008, ne seront pas convoqués par le ministère public dans un souci d’économie !

La lecture des rapports omet le point essentiel et crucial de l’affaire Dittli. Soit la prestation de serment des Conseillers d’Etat en 2022.

La prestation de serment est claire : « Vous promettez de nommer toujours celui que vous croirez le plus éclairé à l’emploi.»

Qui au gouvernement est responsable de l’organisation ?

Comment est-il possible de répartir les départements avec une novice dans un département aussi important que les finances ?

Bien des syndics vaudois de milice sont extrêmement sensibles à l’arrivée de nouveaux collègues inexpérimentés afin de trouver les mots permettant de démontrer que le dicastère est assez compliqué pour ne pas blesser son collègue compétent dans tous les domaines sauf dans ce serpent de mer que sont les finances publiques !

Est-ce de la faute du peuple vaudois, si le responsable de l’organisation du Conseil d’Etat a mal distribué les rôles de cette mauvaise pièce de théâtre ?

Il est PRIMORDIAL de nommer une commission d’enquête parlementaire afin de respecter le peuple vaudois et ses parlementaires.